[VIDEOS] « Il y a la violence structurelle, et la violence symbolique »

Chris Al Encuentro con Jesus

Trois membres de l’association sont intervenus au petit écran péruvien. Nilda Camacho, la coordinatrice générale de l’association, Chris Berd, volontaire en Service Civique et Walter Calderon, délégué des adolescents du foyer d’accueil, ont pu s’exprimer au micro du Père Carlos pour expliquer les problèmes que rencontrent les enfants et adolescents en situation de rue, à Lima.

L’association fait ses maraudes de rue dans les quartiers nord de Lima. L’objectif: repérer les enfants et adolescents en situation de risque, et créer un lien de confiance avec eux pour pouvoir les aider à changer leurs vies. Ces sorties sont assurées par les volontaires de l’équipe, que Chris a rejoint en septembre dernier. Il revient sur son expérience:

« C’était un choc culturel, un choc de voir de ses yeux la réalité que vivent ces enfants, dans les rues, ce qui est très difficile dans la ville qu’est Lima. C’est la capitale du Pérou et personne ne se rend compte que cela existe« , témoigne-t’il.

Exclus et marginalisés, la situation de ces mineurs est mal comprise. Nilda Camacho, coordinatrice générale de l’association au Pérou, regrette: « ils sont visibles lorsqu’ils volent, mais les gens ne les visibilisent pas lorsqu’il fait froid, ou quand ils doivent vivre dans des squats, avec des personnes qui font du profit au prix de leur dignité« .

En tant qu’association, nous dénonçons et luttons contre les politiques répressives menées à leur encontre. « Il y a à la fois de la violence structurelle et symbolique« , signale Nilda Camcho, coordinatrice générale de l’association, « structurelle parce que l’enfant rompt ses liens avec l’école et le Centre de Santé« . C’est une négation des droits de ces enfants, à laquelle s’ajoute les difficultés engendrées par la pauvreté auxquelles ils doivent aussi faire face, comme des parents souvent absents et de trop grandes responsabilités.

C’est ce qu’a vécu Walter Caldrón Romero avant de se faire aider par l’association:

« Ma mère travaillait de 6 heures du matin à plus de minuit,  explique Walter Caldrón Romero, maintenant le délégué des jeunes de l’association.  « C’est comme si je ne la voyais pas, et je m’occupais de mes soeurs. Et avec cela, je préférais partir ailleurs que d’avoir une responsabilité que je n’étais pas encore capable d’assumer. », explique-t’il. C’est là qu’il a rencontré l’association qui a pu l’aider à se reconstruire et qui lui a donné les opportunités dont il avait manqué pour pouvoir aller de l’avant.

S’il a pu rejoindre notre foyer, il y a encore aujourd’hui de nombreux enfants et adolescents laissés aux dépens de la rue, ignorés et rejetés par la société. L’Etat a la première responsabilité, puisqu’il a signé la Convention Internationale des Droits de l’Enfant qui l’oblige normalement à leur assurer entre autres un accès à l’éducation, à la santé et à un espace sûr.

Mais il est de notre devoir d’aider au mieux ces jeunes qui ne méritent pas moins que les autres un vie digne.

Voir le programme complet : https://bit.ly/2Bxxh1p

 

 

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